Fragile IV

by Fragile

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1.
Dis-moi ! 03:53
Même si c’est toujours un peu la même chose, Toujours la même rengaine, rien n’y fait. On ne fait pas semblant, on s’expose. On ne sait pas tricher. Qu’est-ce qui nous fait aimer ? Qu’est-ce qui nous fait rêver ? Dis-moi ce qui te fait vibrer. Dis-moi ce qui te fait rêver. Dis-moi ce qui fait ce qu’on est. Est-ce qu’on peut décider ? Est-ce qu’on peut y changer quelque chose ? Le monde qui nous entoure est si beau Qu’on se laisse emporter, rien n’y fait. On se laisse attraper par un mot. Un regard nous défait. Qu’est-ce qui nous fait aimer ? Qu’est-ce qui nous fait rêver ? Dis-moi ce qui te fait vibrer. Dis-moi ce qui te fait rêver. Dis-moi ce qui fait ce qu’on est. Est-ce qu’on peut décider ? Est-ce qu’on peut y changer quelque chose ? Qu’est-ce qui nous fait aimer ? Qu’est-ce qui nous fait rêver ? Dis-moi ce qui te fait vibrer. Dis-moi ce qui te fait rêver. Dis-moi ce qui fait ce qu’on est. Est-ce qu’on peut décider ? Est-ce qu’on peut y changer quelque chose ? Dis-le-moi... Dis-le-moi...
2.
Elle devient folle Quand il lit dans son âme, Docile, elle se sent fragile, Et lui rend tout plus facile. Elle dit qu’elle devient folle Quand il lit dans son corps, Qu’elle se sent saisie, Papillon de nuit, Et qu’enfin elle s’envole. Elle sait, Dis-toi bien qu’elle sait Ce que coûtent ses plaisirs. Elle le sait bien, Il le sait bien Ce qu’il peut lui faire subir Elle devient folle Quand après la bataille Les perles nacrées Comme des regrets Restent sur le rivage. Elle dit qu’elle devient folle Quand la dernière vague, D’un ultime assaut, Lui redonne la vie Et qu’enfin elle s’envole Elle sait, Dis-toi bien qu’elle sait Ce que coûtent ses désirs. Elle le sait bien, Il le sait bien, Ça ne peut pas bien finir. Elle le sait, il le sait, En profite, en abuse. Il le sait bien, elle le sait bien. Elle devient folle... Elle devient folle...
3.
Tu dis que Dieu n’aime que moi, Mais que c’est pas facile. Tu me montres du doigt. Tu dis : Laisse-moi t’emmener Là où tout est plus beau. J’ai du mal à bouger. Tu chantes un air connu, Une histoire entendue, Pas de surprises... Tu parles avec des mots Qui semblent me frapper dans le dos. Raconter des histoires, toute une vie, Et faire semblant d’y croire, toute une vie... C’est pas vraiment pour moi ! Tu dis : Je parle de Vérité, Un jour tu y viendras... Je n’ose imaginer. D’un air un peu trop sage, Tu nous vends une cage, Je ne suis pas folle ! Derrière tes mots doux, Je sais que tu caches des dents de loup. Raconter des histoires, toute une vie, Et faire semblant d’y croire, toute une vie... C’est pas vraiment pour moi ! Et toi tu continues, Tu parles de vertus, Tu parles d’avenir, Je me prépare au pire. Tu chantes un air connu, Une histoire entendue, Pas de surprises... Tu parles avec des mots Qui semblent me frapper dans le dos. Raconter des histoires, toute une vie, Et faire semblant d’y croire, toute une vie... C’est pas vraiment pour moi !
4.
L’eau caresse mes pieds, La mer chante un doux refrain. Du sable s’est glissé Dans le creux de mes reins. Mes pensées se confondent, Les souvenirs se réveillent, Et ta voix vagabonde Me chuchote à l’oreille : Si tu viens avec moi, Tu verras tous les océans, tous les ciels. Nous serons comme des rois, Nous dormirons sous les étoiles, les soleils. Je laisse filer le jour, Le soleil me faire sa cour, Et s’enfuir en plongeant Là-bas dans l’océan. S’il n’y a plus de peine, Il reste la nostalgie. Je ne suis plus une reine Mais toujours tu me dis : Si tu viens avec moi, Tu verras tous les océans, tous les ciels. Nous serons comme des rois, Nous dormirons sous les étoiles, les soleils.
5.
Toi et moi, C’est toute une histoire. Ça n’en finit pas... Une sacrée histoire. Mais le temps peut passer, Nos rides se creuser, Nos espoirs se faner, Nos sourires s’effacer, Je sais bien que jamais je n’oublierai.. Tu te lâches. Je me lâche. On se fâche, on s’éloigne, on se dévore. On en rit, on s’étreint et l’on s’adore. Hey mon cœur, Arrête de pleurer ! Chante-moi le bonheur... Tu ne dois pas douter. Le monde peut bien changer, Nos rires se fissurer, Nos amis nous lasser, Les mots nous dépasser... Je sais bien que jamais je n’oublierai. C’est comme ça ! Tu te lâches. Je me lâche. On se fâche, on s’éloigne, on se dévore. On en rit, on s’étreint et l’on s’adore. Et le temps peut passer, Nos rides se creuser, Nos espoirs se faner, Nos sourires s’effacer... Et la vie peut passer, Les journées s’écouler, Nos amis nous lasser, Les mots nous dépasser, Je n’oublierai pas...
6.
Les discours 04:34
Encore un discours, Beaucoup de mots et beaucoup de détours. Pas d’histoires d’amour, Des illusions, des rêves au souffle court. Et plus j’écoute et plus les mots défilent, les verbes s’entrechoquent, ma raison vacille... Et je crois que je perds la boule ! Et jour après jour tous ces orateurs, semblent plus bavards, rimeurs et poseurs... Et je crois que je perds la boule ! Pour l’anniversaire ou pour faire la guerre, Pour tout faire et ne rien faire ! Faudra-t-il toujours des discours ? Encore et encore des discours ! Mais pourquoi tous ces mots gâchés ? Y aura-t-il toujours des discours ? Encore un discours, Le monde va changer, on te le promet. Un soupçon d’humour, Tu peux sourire, ça, on te le permet. Et plus j’écoute tous ces présidents, Tous ces généraux, tous ces consultants, Plus je crois que je perds la boule. Comment arrêter tous ces comédiens, Tous ces philosophes, jusqu’à mes voisins ? Oh je crois que je perds la boule. Pour la communion, au nom de l’union, Pour les élections, les célébrations, Face à la misère, jusqu’à la prière, Pour tout faire et ne rien faire. Faudra-t-il toujours des discours ? Encore et encore des discours ! Mais pourquoi tous ces mots gâchés ? Y aura-t-il toujours des discours ? Dans les réceptions, les informations, Pour les élections, au nom de l’union, Pour sauver la Terre ou pour faire la guerre, Pour tout faire et ne rien faire ! Faudra-t-il toujours des discours ? Encore et encore des discours ! Mais pourquoi tous ces mots gâchés ? Y aura-t-il toujours des discours ? Encore des discours ! Toujours des discours !
7.
Où où 03:06
Quand il me court après avec son air lubrique, Il cherche à m’embrasser, chaque fois c’est la panique. De ses grands yeux, il me déshabille. Il est affreux, bien plus laid qu’un gorille. Où Où, mon cauchemar... Où Où, il me fait peur. Il me désempare... Comment fuir sa fureur ? Toute la journée, en pleine agitation, À s’exciter, à poser des questions. Où Où... Où, où es-tu ? Où Où... Où, où vas-tu ? Et lorsqu’il me sourit, ses dents en céramique, Jaunies par les années, ressemblent à des reliques. Il me surveille, me rend hystérique. Dans mon sommeil, je rêve de ses mimiques ! Où Où... Où, où vas-tu ? Mais dis-moi où, où, Où te voir ? Où, où vas-tu ? Il dit qu’il m’aime comme un fou. Je crois bien qu’il est cinglé. Je n’ai pas du tout confiance Quand il me dit ses lalalalala... Quel acharné ! Je perds ma patience. Comment l’éviter ? Où Où... Où Où... Il me surveille, dans mon sommeil. Quel acharné ! Comment l’éviter ? Où, où, où, Yeah De ses grands yeux, il me déshabille. Il est affreux, bien plus laid qu’un gorille ! Où, où, où, Yeah
8.
Toi 04:23
Quelque part, au-delà du brouillard, J’aperçois, j’entrevois ton regard. Dans l’écho, je te vois, Je te vois dans l’écho de ta voix. Toi, que je ne connais pas. Toi que je ne connais pas. Toi que je ne connais pas, Que je ne connais pas Égaré au milieu du désert Ou livré aux colères de la mer, Dans le son de tes pas, Je te vois dans le son de tes pas Toi, que je ne connais pas. Toi que je ne connais pas. Toi que je ne connais pas, Que je ne connais pas Comme un jouet dans les mains d’un géant, Balloté de crimes en châtiments, Délaissé, enfermé, Rejeté et trop vite oublié. Toi, que je ne connais pas. Toi que je ne connais pas. Toi que je ne connais pas, Que je ne connais pas.
9.
Marie 04:00
Non, marie ! Tu ne dois pas te taire. Pas de médaille, Ta vie s’écaille. Ils t’ont trouvée, Utilisée. Non, marie ! Tu ne dois pas te taire. Et là, sur la paille, Sans fiançailles, Immaculée, Et sacrifiée. Le monde n’a pas changé, Encore les mêmes idées. Le monde n’a pas changé, Les jeux de mains Sont des jeux de vilains ! Ah... Non ! Non, marie ! Tu ne dois pas te taire. Le doute s’installe, Et tu te sens sale. Ils étaient trois Et ils étaient les rois. Non, marie ! Tu ne dois pas te taire. Le monde n’a pas changé, Encore les mêmes idées. Le monde n’a pas changé, Les jeux de mains Sont des jeux de vilains ! Ils vont te punir, Tu n’avais qu’à rien dire. Ah... Non ! Non, marie ! Tu ne dois pas te taire. Quand ils t’écoutent, Ils sèment le doute, Du désintérêt À l’hostilité. Le monde n’a pas changé, Encore les mêmes idées. Le monde n’a pas changé, Les jeux de mains Sont des jeux de vilains ! Ils vont te punir, Tu n’avais qu’à rien dire. Ah... Non ! Oh Marie... Oh non ! Non, marie ! Tu ne dois pas te taire...
10.
Ils s'aiment 03:37
Là, dans la pénombre, Deux corps qui se balancent. Là, quand le jour sombre, Deux êtres qui s’élancent. Là, le vent les caresse, Leurs lèvres enfin unies. Là, des mots de tendresse, Des mains qui se délient. Oh, regarde-les ; ils s’aiment. Ils s’aiment Et le vent les entraîne, Libres de toute chaîne, Protégés de ta haine. Ils s’aiment ! Là, après mille détours, Les cheveux emmêlés. Là, guidés par l’amour, Leurs corps se sont trouvés. Là, au cœur de la nuit, Ils dorment comme des amants. Là, à l’aube de la vie, Ils dorment comme des enfants. Oh, regarde-les ; ils s’aiment. Ils s’aiment Et le vent les entraîne, Libres de toute chaîne, Protégés de ta haine. Ils s’aiment ! Ils s’aiment... Ils s’aiment...
11.
Assommée, par une onde de douleur, Je me sens ballotée, emportée par une vague de peur. Feuille, balayée, balayée par le vent d’automne, Seule, comme une âme que l’on rançonne. Émerger, reprendre conscience Et tenter d’oublier la douleur, la violence... Oh... écouter, effrayée, le son de leur voix, Oh, je sais qu’ils parlent de moi. Laissez-moi finir mon rêve. Laissez-moi finir mon rêve. Attendez, la nuit s’achève. Laissez-moi finir mon rêve. Attendez ! La peur, le goût du sang, Je vois la fin du temps. Aidez-moi ! Je sens leurs mains me toucher. J’entends leurs cris redoubler. Ça fait mal... Je me sens animal. Voir le monde à l’horizontale... Noir... La lumière et l’ombre s’étale. Laissez-moi finir mon rêve. Laissez-moi finir mon rêve. Attendez, la nuit s’achève. Laissez-moi finir mon rêve. Attendez ! Laissez-moi !
12.
Vivre 03:45
Finis ces jours qui se ressemblent, Ces mots d’amour que l’on s’invente, Et ces regards qui se détournent. Je veux vivre, être libre, Oublier demain. Je veux vivre, être libre, Ne plus penser à rien. Loin du désir, nos cœurs se vident. Tu le sais, Nos voix soupirent, nos rêves se sont perdus. Nos vies s’éloignent, tout nous sépare. Je veux vivre, être libre, Oublier demain. Je veux vivre, être libre, Ne plus penser à rien. Dis ! Réponds-moi, dis ! Où sont passés tous nos espoirs ? Que devient la tendresse ? À quoi bon nous mentir ? Tu le sais... Je veux vivre, être libre, Oublier demain. Je veux vivre, être libre, Ne plus penser à rien. Finis ces jours qui se ressemblent, Ces mots d’amour que l’on s’invente. Loin du désir, nos cœurs se vident. Je veux vivre !
13.
Dislocation 03:58
Un ciel de plomb, une rue pavée, Un néon malin dans un bar... Goutte à goutte, l’eau qui tombe Comme pour laver la cité. Un étranger dans la nuit, reflet d’hier, Un rêve sans lendemain, un danger. Entends-tu battre ton cœur, ce soir ? Entends-tu quand la rumeur avance ? Un murmure monte du fond de la ville. Autre décor, strass et paillettes, Sono, lumière et fausse joie... Le son qui monte, les murs qui tombent, La musique prend la cité. Un étranger dans la nuit, reflet d’hier, Un rêve sans lendemain, un danger. Entends-tu battre ton cœur, ce soir ? Entends-tu quand la rumeur avance ? Un murmure monte du fond de la ville. Dislocation, la ville casse, La rue reprend sa liberté. Tout perd son sens, la rue s’égare, La fin du songe est si brutale. Un étranger dans la nuit, reflet d’hier, Un rêve sans lendemain, un danger. Entends-tu battre ton cœur, ce soir ? Entends-tu quand la rumeur avance ? Un murmure monte du fond de la ville. Un murmure monte du fond de la ville. Quand la rumeur avance...
14.
Allongée sur le sable, Écouter l’océan raconter son histoire Et regarder le vent balayer les nuages Sans chercher à savoir. Envoutée par l’odeur de la brise Qui souffle du large, Succomber sans regret à son emprise. Le Ciel peut attendre ! Le Ciel peut attendre ! Marcher seul dans la rue sans penser à demain, Guidée par le hasard. Accepter un sourire comme unique discours, Plonger dans un regard. Éblouie Par la grâce de l’instant, Jusqu’à en oublier Toutes les peurs, les tourments. Le Ciel peut attendre ! Le Ciel peut attendre ! Savourer chaque instant, Vivre dans le présent, Rechercher la sagesse Ou brûler sa jeunesse... Tout reste à inventer. Le Ciel peut attendre ! Le Ciel peut attendre !

about

« Les esquimaux qui passent toute leur vie au milieu des glaces n’ont pas de mots pour designer la glace » (M.F. Ashley Montagu – explorateur célèbre). À leur image, Fragile n’a jamais pu définir la musique du groupe Fragile. Hard semblent annoncer les riffs de guitare, new wave susurrent les synthés, rock’n’roll crie la rythmique. En fait, Fragile n’a jamais voulu étiqueter Fragile, fier d’être ouvert à toutes les musiques, sans blocage ni à priori, fiers d’être ambigus dans leurs compositions et dans leurs textes. Fragile aime l’équivoque, prône la différence et proclame la diversité des genres.
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“The Eskimos live among ice their whole lives but have no single word for ice” (M.F. Ashley Montagu – famous explorer). Like them, the French rock band Fragile never could define the music of Fragile. Hard seems to announce the guitars riffs, new wave whispers synths, rock’n’roll screams the rhythm. In fact, Fragile has never wanted to label Fragile, proud to be open to all music, without blockage or a priori, proud to be ambiguous in their compositions and in their texts. Fragile likes ambivalence, preaches difference and proclaims gender diversity.

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released May 8, 2017

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Fragile Lyon, France

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